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Cinéma d’ATTAC à l’Arenberg

« J’AI (TRÈS) MAL AU TRAVAIL » de Jean-Michel CARRÉ

Jeudi 19 mars 2009, 21h30


Le jeudi 19 mars à 21 heures 30,

à l’Arenberg,

Le Cinéma d’Attac présente

 

 

«J’AI TRÈS MAL AU TRAVAIL»

de Jean-Michel CARRÉ

 

 

 

 

 

Dès 20 heures 30

LE GRAND DÉBAT

 «Précarité, stress, harcèlement, dépression, suicide :

SOUFFRANCE À TOUS LES RAYONS ?»

 

en présence de

nombreux témoins «à charge»...

 

 

 

 

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TRES MAL

Toutes les enquêtes, menées dans les pays d’Europe occidentale, aboutissent aux mêmes résultats saisissants. Au top des valeurs qui font le plus recette, le travail arrive en seconde position comme condition du bonheur  –devant la famille, l'argent et l'amour. Voilà une des réalités qu’interroge, déconcertant, le reportage J’ai très mal au travail. Et, forcément, on se pose des questions. Car ce film appelle sans cesse à ramener la couverture à soi. C’est déjà une bonne chose.

En donnant la parole à différents corps de métiers, Jean-Michel Carré va ainsi démontrer ce que les médias chloroformistes se refusent à confirmer : travailler tue.

Dans notre société, avoir un travail semble être –il est vrai– la condition sine qua non pour affirmer son identité, sa dignité et son enracinement social. Trop souvent encore, on pense que si on a la chance d’avoir un boulot, il est mal vu et mal venu de se plaindre. Le présent documentaire refuse cette soumission. S’appuyant sur les témoignages protagonistes de salariés, de psychologues, d’avocats du droit du travail et  de politologues, J-M. Carré oppose une approche, à charge, de ce qu’est devenu aujourd’hui le monde du salariat. Violence, stress, dépression, harcèlement, suicide…. : c’est la dure réalité du monde du travail. Les chiffres, que le réalisateur ne se prive pas de donner, le prouvent. Mais ce sont encore les salariés qui en parlent le mieux. Comme cette femme qui travaille dans une usine de tissu et qui ne supporte plus de voir les fils à tresser toujours orientés dans le même sens. Ou cet agent de sécurité chez Carrefour obligé de monter des coups tordus parce qu’il faut trouver un motif pour licencier au plus vite une salariée.

Les managers expliquent, quant à eux, qu’il est normal d’évaluer les subordonnés, qu’ils le font avec humanité. Pourtant, il suffit d’assister à un entretien dans une entreprise de télémarketing pour réaliser à quel point c’est avilissant. Côté multinationale, le stress est là mais de façon beaucoup plus insidieuse. Ceux qui témoignent le font à visage caché. L’un d’eux choisit, comme tenue de camouflage, un écran d’ordinateur, dans lequel il a mis la tête (sans blague…). Il raconte ainsi son expérience, éprouvante –en dodelinant du chef, un coup à droite, un coup à gauche, la tête enfournée dans l’écran d’un vieux PC.

A la vision de ce documentaire décapant, le  spectateur restera (c’est promis) estomaqué, car J’ai très mal au travail inspire des sentiments opposés. En ponctuant ses entretiens d’extraits de films ou de publicités ayant trait à l’emploi, aux ressources humaines, aux formes modernes du management participatif…, Jean-Michel Carré donne à son cinéma un côté léger, souvent très drôle. D’un autre côté, on n’arrête pas non plus de s’enrichir à l’écoute d’entretiens courroucés –où sociologues, politologues et psychiatres vous éclairent lucidement sur les conséquences délétères des formes conventionnées de l’ultra-exploitation.

 

Jean FLINKER

 

 

 

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ARENBERG

26 Galerie de la Reine

 

FRANCE  2007 ê Durée 90 minutes  ê  Prix d’entrée  6,6 euros y compris pour le débat (Article 27 : 1,25 euro)

mail : bxl 1@attac.be    http://bxl.attac.be     téléphone : 0494 / 808 854     n° de compte : 523-0800 729-69

 

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